Hannah Maria, une jeune professeure d’anglais de 10e année (équivalent de la seconde en France), a récemment provoqué un tollé aux États-Unis après avoir annoncé publiquement sa démission via une vidéo TikTok qui a rapidement dépassé le million de vues. Son message, brut, sans filtre, est aussi glaçant qu’instructif : selon elle, la technologie et le manque d'implication parentale sont les principales raisons pour lesquelles les élèves de nos jours « ne savent pas lire, ne peuvent pas écrire, et s’en fichent totalement. »Ce témoignage ne se contente pas d'être une plainte isolée ; il résonne comme un signal d'alarme puissant, invitant à une réflexion collective et urgente sur l'avenir de l'éducation et les défis que posent les nouvelles réalités numériques et sociétales. À travers son expérience, l’enseignante accuse frontalement l’omniprésence des écrans, l’usage irréfléchi de l’intelligence artificielle et la démission éducative de certains parents.
Contexte
Les adieux sans filtre d'une jeune professeure d'anglais enflamment TikTok et déclenchent des alarmes sur l'état des lycées américains.
Dans une vidéo virale très crue, l'enseignante de seconde ne se cache pas. Après seulement trois ans dans la salle de classe, elle dit qu'elle n'en peut plus (et les raisons vont bien au-delà de la rémunération). « Ce ne sera plus ma classe après vendredi », commence-t-elle. « Je suis en train de quitter la profession ».
Pourquoi ? Selon elle, c'est parce que les enfants d'aujourd'hui ne savent pas lire, ne veulent pas écrire et s'en fichent. Elle attribue cette situation à un ensemble de facteurs, depuis les smartphones et les outils d'intelligence artificielle tels que ChatGPT jusqu'au manque de conseils de la part des générations plus âgées. « La technologie contribue directement à la baisse du taux d'alphabétisation que nous constatons actuellement dans notre pays », a-t-elle déclaré.
Le constat alarmant de l'enseignante
L'enseignante a exprimé une frustration profonde face à la détérioration des compétences fondamentales en lecture et en pensée critique chez ses élèves. Selon elle, une grande partie de la jeunesse actuelle manifeste un désintérêt marqué pour l'apprentissage traditionnel, préférant la gratification instantanée offerte par les écrans. Elle a noté que de nombreux adolescents peinent à comprendre des textes complexes et à mener des réflexions autonomes, des compétences pourtant essentielles à leur développement intellectuel et à leur future insertion professionnelle.
Elle ne parle pas d'enfants en bas âge, mais d'adolescents. « Beaucoup d'enfants ne savent pas lire », dit-elle. « On leur a lu des choses... Ces enfants s'en moquent. Ils ne se soucient pas de faire une différence dans le monde. Ils ne se soucient pas de savoir comment rédiger un CV ou une lettre de motivation - parce que ChatGPT le fera pour eux ».
Selon elle, les étudiants lèvent les yeux au ciel et « piquent des crises » lorsqu'on leur demande d'écrire à la main un paragraphe de base. « Nous parlons de cinq phrases », dit-elle, stupéfaite. « Ils deviennent vraiment... très indisciplinés ».
Et les journées cinéma ? Ce n'est plus le cas. « Ils veulent un film en arrière-plan pour faire du bruit pendant qu'ils naviguent sur leur téléphone, mettent leurs écouteurs et regardent TikTok », explique-t-elle.
La technologie et l'IA : des coupables désignés ?
Au cœur des accusations de l'enseignante se trouve l'omniprésence de la technologie. Elle soutient que l'exposition constante aux appareils numériques et aux réseaux sociaux a considérablement réduit la capacité d'attention des jeunes et leur appétit pour la lecture. De plus, l'essor des outils d'intelligence artificielle, tels que ChatGPT, est perçu comme une entrave majeure à l'apprentissage. Les élèves, trop dépendants de ces technologies pour leurs devoirs et leurs travaux, perdent la capacité de rédiger, d'analyser et de synthétiser des informations par eux-mêmes. L'enseignante a même suggéré une interdiction pure et simple de la technologie pour les enfants jusqu'à l'université, afin de préserver leur développement cognitif.
Bien qu'elle fasse elle-même partie de la génération Z (elle est née en 1999), elle dit se...
La fin de cet article est réservée aux abonnés. Soutenez le Club Developpez.com en prenant un abonnement pour que nous puissions continuer à vous proposer des publications.

Que pensez-vous des propos de l'ancienne professeur ? Les trouvez-vous crédibles ou pertinents ?