IdentifiantMot de passe
Loading...
Mot de passe oublié ?Je m'inscris ! (gratuit)

Vous êtes nouveau sur Developpez.com ? Créez votre compte ou connectez-vous afin de pouvoir participer !

Vous devez avoir un compte Developpez.com et être connecté pour pouvoir participer aux discussions.

Vous n'avez pas encore de compte Developpez.com ? Créez-en un en quelques instants, c'est entièrement gratuit !

Si vous disposez déjà d'un compte et qu'il est bien activé, connectez-vous à l'aide du formulaire ci-dessous.

Identifiez-vous
Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ?
Créer un compte

L'inscription est gratuite et ne vous prendra que quelques instants !

Je m'inscris !

L'informatique, pourtant l'une des filières les plus populaires, connaît à l'ère de l'IA l'un des taux de chômage les plus élevés chez les jeunes diplômés.
Les vraies raisons derrière la difficulté d'embauche

Le , par Stéphane le calme

377PARTAGES

11  0 
Bien qu'elle soit régulièrement classée parmi les filières les plus populaires auprès des étudiants et des jeunes diplômés, l'informatique affiche l'un des taux de chômage les plus élevés de tous les domaines d'études aux États-Unis. Selon la Banque fédérale de réserve de New York, l'informatique se classe au septième rang des disciplines les plus touchées par le chômage, avec un taux de 6,1 %.

Le marché de l'emploi dans le secteur technologique se rétrécit alors que l'IA redéfinit les exigences de l'industrie.

Dario Amodei, PDG de la société d'IA Anthropic, va jusqu'à dire que la technologie que lui et d'autres sociétés sont en train de mettre au point pourrait faire disparaître la moitié des emplois de bureau de niveau débutant dans les cinq prochaines années, entraînant un taux de chômage pouvant atteindre 20 % aux États-Unis.


Le domaine de l'informatique, longtemps perçu comme une voie royale vers l'emploi, connaît aujourd'hui une réalité plus nuancée. Aux États-Unis, les diplômés en informatique affichent l'un des taux de chômage les plus élevés parmi les filières universitaires, atteignant jusqu'à 7,8 % selon certaines estimations, contre une moyenne nationale de 3,9 %.

« Tous les jeunes qui possèdent un ordinateur portable pensent qu'ils sont le prochain Zuckerberg, mais la plupart d'entre eux ne sont pas capables de déboguer pour sortir d'un sac en papier », a déclaré un expert.

En ce qui concerne les filières de premier cycle présentant les taux de chômage les plus élevés, l'informatique arrive en septième position, malgré sa relative popularité. Le taux de chômage de cette discipline est de 6,1 %, juste en dessous de celui de la physique et de l'anthropologie, qui s'élève respectivement à 7,8 % et 9,4 %.

L'ingénierie informatique, qui, dans de nombreuses écoles, est assimilée à l'informatique, affiche un taux de chômage de 7,5 %, ce qui remet en question le marché de l'emploi auquel accèdent de nombreux diplômés en informatique.

En revanche, les filières telles que les sciences de la nutrition, les services de construction et le génie civil affichent des taux de chômage parmi les plus bas, oscillant entre 1 % et 0,4 %.

Ces données sont basées sur le rapport de la Fed de New York, qui a examiné les données du recensement de 2023 et les taux de chômage des récents diplômés de l'enseignement supérieur.


Résultats sur le marché du travail des diplômés de l'enseignement supérieur par spécialité (du taux de chômage le plus élevé vers le moins élevé)

Les causes d'un chômage élevé chez les diplômés en informatique

Automatisation et intelligence artificielle : l'essor rapide de l'intelligence artificielle (IA) et de l'automatisation a transformé le paysage de l'emploi. Des postes autrefois considérés comme des tremplins pour les jeunes diplômés sont désormais automatisés, réduisant ainsi les opportunités d'entrée sur le marché du travail .
Saturation du marché : la popularité croissante des études en informatique a conduit à une surabondance de diplômés. Par exemple, au MIT, 42 % des étudiants ont obtenu un diplôme en informatique en 2023, doublant ainsi le nombre de diplômés en une décennie . Cette saturation intensifie la concurrence pour un nombre limité de postes.
Décalage entre formation académique et compétences requises : les programmes universitaires en informatique sont souvent critiqués pour leur manque d'adaptation aux évolutions rapides du secteur. Les employeurs recherchent des compétences spécifiques en technologies émergentes telles que le cloud computing, le big data ou le développement web, compétences que les diplômés ne maîtrisent pas toujours .
Processus de recrutement lent et sélectif : le processus de recrutement dans le secteur technologique est souvent long et exigeant. Il n'est pas rare que l'embauche d'un développeur prenne plus de 40 jours, ce qui peut décourager les jeunes diplômés et prolonger leur période de recherche d'emploi

Bryan Driscoll, consultant en ressources humaines, a déclaré : « Les étudiants en informatique se sont longtemps vu vendre un rêve qui ne correspond pas à la réalité. Choisissez la 'bonne' filière, travaillez dur et vous obtiendrez un emploi stable et bien rémunéré. Mais comme pour beaucoup de disciplines et d'emplois connexes, la réalité est dure : trop de diplômés, pas assez d'emplois, des dettes d'études écrasantes et un marché qui récompense le pedigree plutôt que le potentiel ».

Pour de nombreux postes en informatique, des dizaines de milliers de diplômés courent après l'emploi, qui exige désormais des années d'expérience, un GitHub impressionnant et la capacité de travailler pour un faible salaire, a déclaré Driscoll.

« Le problème, c'est le système. Nous avons surproduit des diplômes sans nous préoccuper de l'exploitation et de la fermeture des filières d'embauche dans le secteur technologique », a déclaré Driscoll. « Les postes de débutants disparaissent, les stages non rémunérés sont encore monnaie courante et les entreprises délocalisent ou automatisent les emplois pour lesquels ces diplômés ont été formés ».


L'IA pourrait déjà réduire le nombre d'emplois de débutant dans la technologie

Les emplois de débutant sont susceptibles d'être automatisés parce qu'ils comportent souvent des tâches routinières et peu risquées que l'IA générative gère bien. Les nouvelles capacités de l'IA en matière de codage, de débogage, etc. pourraient signifier que les entreprises ont besoin de moins de personnes pour effectuer ce type de travail. En d'autres termes, cela signifie que certains emplois pour les nouveaux diplômés pourraient bientôt devenir obsolètes.

Les chercheurs de SignalFire, une startup de capital-risque axée sur les données et qui suit les mouvements professionnels de plus de 600 millions d'employés et de 80 millions d'entreprises sur LinkedIn, pensent qu'ils pourraient voir les premiers signes de l'impact de l'IA sur l'embauche. En analysant les tendances en matière de recrutement, SignalFire a remarqué que les entreprises technologiques ont recruté moins de jeunes diplômés en 2024 qu'en 2023.

Plus précisément, SignalFire a constaté que les Big Tech ont réduit le recrutement de nouveaux diplômés de 25 % en 2024 par rapport à 2023....
La fin de cet article est réservée aux abonnés. Soutenez le Club Developpez.com en prenant un abonnement pour que nous puissions continuer à vous proposer des publications.

Une erreur dans cette actualité ? Signalez-nous-la !

Avatar de Waikiki
Membre averti https://www.developpez.com
Le 03/06/2025 à 8:14
Et en France on continu à avoir plein de bootcamp prêt à former de futur chômeurs pour récupérer leur CPF.
10  0 
Avatar de bobo69120
Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 03/06/2025 à 16:13
Si les jeunes ne font pas l'effort d'arriver sur le marché du travail avec 15 ans d'expérience niveau EXPERT, ils vont pas y arriver.

Quand on veut, on peut.
8  0 
Avatar de Razmauve12
Membre à l'essai https://www.developpez.com
Le 05/06/2025 à 15:49
Citation Envoyé par vertex.3F Voir le message
Je viens de voir aussi que la liste des métiers en tension - mise à jour en mai 2025 - contient encore les jobs de l'informatique :

https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/...XT000051643488
Arrêté du 21 mai 2025 fixant la liste des métiers et zones géographiques caractérisés par des difficultés de recrutement

Le marché de l'emploi informatique Français serait à l'opposé de celui des USA ?
Sinon à qui profiterait le crime ? Aux entreprise adhérentes du Syntec Numérique qui apprécient de voir des profils qualifiés (aux prétentions salariales modestes) venir inonder le marché de l'emploi informatique ?

Je ne comprends pas bien.

Comme d'habitude, ce sont des métiers dans lesquelles le personnel qualifié/expérimenté vieillissant commence a en avoir marre d'être sous-payé. Ce sont les lobbying professionnels qui forcent l'état Français à créer ces listes. Vous trouvez cela normal que les ESN de province ont toujours des grilles à 32k/€ pour les juniors? depuis bientôt 10 ans ? Avec l'inflation qui a monté, avec les TJM qui ont augmentés ? Avec des profils expérimentés et experts qui se retrouvent sur la touche ? Si il y a bien une grosse connerie enorme que j'ai vu à l'oeuvre dans certain grands comptes français. C'est que de temps en temps, ils revoient leurs budgets/sourcing de profils. Ca négocie du junior pour un mois gratuit avec un TJM au rabais alors que le mec fait perdre un temps fou. Au final, c'est un professionnel qui coûte plus chère si on arrêter de ranger les presta dans des tableurs excel pour les 'benchmark', ca serait illégal mais ca se fait. Le plus drôle c'est que le client n'assume pas son erreur de recrutement et préfère laisser un poids dans une équipe qui doit gérer.

Une bonne équipe c'est un peu de tous les niveaux, et des humains, ca ne se range pas dans un tableur excel. Innonder le marché d'étrangers et de juniors pas chère, tout en exigeant d'eux la productivité / efficacité d'un lourd sénior. C'est courir à la catastrophe, tout comme abandonner ses internes à l'autogestion sauf pour leur taper dessus.

Bref tout ça pour dire que mettre les métiers de l'IT en tension, pour être autorisé à délivrer des visas alors que des reconvertis ou des sorties d'écoles d'ingés restent sur la touche par ce qu'ils refusent de signer a 30K en province. C'est vraiment vouloir laisser des Français sans emploi et exploiter des étrangers. Et, il n'y a pas que l'IT...
7  0 
Avatar de cdubet
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 05/06/2025 à 20:40
ca n a rien de nouveau, c etait deja comme ca dans les annees 90. L informatique est un metier cyclique : quand l economie va bien, tout le monde veut investir et donc on embauche a tout va pour fournir la personnel necessaires aux nouveaux projets-> penurie de personnel. Quand on arrive en recession (ce qui va nous arriver), les projets sont annulés, d autre sont pas demarré et du coup on a besoin de moins de gens -> surplus
Ca a donc pas grand chose a voir avec l IA.
Apres il y a des phenomenes que accentuent les evolutions. En france on a tendance a peu investir et le gros des projets se font via des SSII. donc les periodes de pointes sont peu nombreuse (peu d investissement et peu de projets car un marchand de viande ne va pas demarrer un projet de sa propre initiative). par contre lors du retournement du marché les SSII vont virer en masse
7  0 
Avatar de calvaire
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 28/06/2025 à 9:21
le métier à déjà connu plusieurs rises dans le passé.
Crise de l’offshorisation, Explosion de la bulle Internet, Crise des semi-conducteurs pendant le covid, aujourd'hui l'ia.

Le métier change mais comme toujours il en a été, entre mon 1er emplois et celui d'aujourd'hui ca n'a plus rien a voir, je dois d'ailleurs coder a peine 10 lignes max par jours. Le code n'est plus vraiment important.

Plus largement, le monde du travail à changé, aujourd'hui les jeunes ne resteront pas dans la meme entreprise a faire la meme chose toute leurs vie, et de plus en plus souvent meme ne vont pas rester dans le pays ou ils sont née.

Le métier et je pense devenue plus compliqué aujourd'hui, avant dans les années 2000 suffisait de savoir coder en html pour rentrer chez google.
dans les années 80, juste savoir coder en assembleur sur une architecture bien précise et c'est tous.

Aujourd'hui faut tous connaitre: plusieurs langages/framework, faire les tests, le cahier des charges, l'integration continue, docker, git, le déploiement dans le cloud, la cybersécurité, le réseau....etc
Pong lui n'avait que du code assembleur, mais aujourd'hui le moindre logiciel/app basique a besoin de toutes ces technos. Un backend en api rest, un frontend html (react, une app electron...etc), dans des conteneurs, de la sécurité, des tests, de l'automatisation, bosser en équipe avec git et jira...etc
5  0 
Avatar de philou44300
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 04/06/2025 à 13:14
Perso, en plus de nombreuses personnes qui ont fait des reconversions dans le développement, j'observe une tendance de nombreuses boites à se tourner vers l'offshore (inde, maroc...).
Des sociétés comme Airbus ou Air France par exemple migrent des projets de développement à l'offshore ou font appel à des SSII qui gèreront une partie du projet à l'offshore. Airbus demande depuis des années un pourcentage d'offshore dans ses appels d'offre mais la tendance s'est accentuée avec le covid qui les a impacté. Beaucoup de clients de SSII songent ou se lancent dans cette tendance.
J'observe aussi chez les clients chez lesquels j'ai travaillé une tendance à ne plus remplacer tous les postes par un nouveau recrutement mais à répartir les responsabilités d'une personne qui part à la retraite par exemple sur les autres.
4  0 
Avatar de vertex.3F
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 04/06/2025 à 23:37
Citation Envoyé par Razmauve12 Voir le message
On parle que de ça en ce moment...

En France, on y est car le ministère de la transition numérique a arrêter son programme 'Grande école du numérique'
Je viens de voir aussi que la liste des métiers en tension - mise à jour en mai 2025 - contient encore les jobs de l'informatique :

https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/...XT000051643488
Arrêté du 21 mai 2025 fixant la liste des métiers et zones géographiques caractérisés par des difficultés de recrutement

Le marché de l'emploi informatique Français serait à l'opposé de celui des USA ?
Sinon à qui profiterait le crime ? Aux entreprise adhérentes du Syntec Numérique qui apprécient de voir des profils qualifiés (aux prétentions salariales modestes) venir inonder le marché de l'emploi informatique ?

Je ne comprends pas bien.
4  0 
Avatar de RenarddeFeu
Membre averti https://www.developpez.com
Le 04/06/2025 à 7:14
Il semble que soient le secteur tertiaire et les start-ups qui soient le plus affectés. Le problème, c'est qu'il s'agissait jusqu'alors des plus grands pourvoyeurs d'emplois.

L'informatique industrielle et les systèmes embarqués se portent très bien. Par contre, ce ne sont pas là les domaines de prédilection des jeunes diplômés.
3  0 
Avatar de totozor
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 12/08/2025 à 15:55
Citation Envoyé par KinsedWINNER Voir le message
Je me pose la question : comment peut-on laisser des milliers de jeunes diplômés dans le chômage sous prétexte de l’IA, alors que nos gouvernants ne disent rien ?
L’humain a toujours sa place en toutes choses, même si l’IA est très avancée.
Parce que l'humain est un poste de charge important dans une entreprise.
Et que les charges c'est mal, ça limite les bénéfices.
Aujourd’hui, les grandes entreprises doivent comprendre qu’aucun système informatique n’est infaillible et que, même avec le développement avancé de la technologie, nous devons placer l’homme au centre de tout. L’humain doit rester la priorité.
Souviens toi France Telecom fin des 2000's.
Les managers ont poussé des gens au suicide pour éviter les frais liés à un licenciement.
Est-ce que c’est l’IA qui est au service de l’homme, ou bien l’homme au service de l’IA ?
Si le taux de chômage augmente à cause de l’IA, est-ce que les géants de l’informatique pensent vraiment qu’ils seront à l’abri de la faillite ?
Qui doit construire l’avenir de l’humanité : l’IA ou l’homme ?
Dans notre monde l'IA et l'homme sont au service des grands patrons.
Face à toutes ces interrogations, il est urgent que nos dirigeants se réveillent afin que l’IA ne détruise pas notre humanité et ne devienne pas une menace pour nous, les hommes.
L’IA doit rester au service de l’homme, et non provoquer le chômage.
Ils sont bien réveillés et roule à plein allure, le mur devant est un mirage.
Comme le mur du réchauffement climatique.
Comme le mur de la révolte populaire.
Comme le mur de la guerre mondiale.
Faites leur confiance ils savent ce qui est bon pour nous et ils ont prévu de nous l'imposer (ceci est l'un des précurseur du fascisme).

Et pour ceux qui pensent qu'on perd de la compétence, la vraie question est la compétence perdue est elle si critique?
Ma réponse est oui, absolument.
D'autres l'ont déjà assurée (dans le sens couvert par une assurance) donc non.
3  0 
Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 06/06/2025 à 16:26
Citation Envoyé par e-ric Voir le message
Il suffit de traverser la rue
Il ne parlait pas de trouver un travail dans la branche que l'on souhaite.
Si un BAC+8 galérait à trouver un travail, Macron lui conseillait d'aller travailler dans la restauration car il y a des établissements qui recrutent.

Du coup il avait raison le gars, effectivement tu peux trouver un travail pour servir ou faire la plonge.
2  0