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La génération Z estime que l'école ne lui donne pas les compétences nécessaires pour survivre dans un monde numérique
D'après une étude de Dell Technologies

Le , par Nancy Rey

35PARTAGES

9  1 
La génération Z est une génération unique à bien des égards. Non seulement ils sont la première génération de natifs du numérique, mais ils constituent la plus grande cohorte de l'histoire. Et parce que leurs attitudes et leurs perspectives ont été façonnées par la pandémie de COVID-19, Dell Technologies a décidé de mener une enquête auprès d’eux pour connaître leur point de vue sur la technologie. Dell Technologies a récemment publié les résultats d'une étude menée auprès de plus de 15 000 personnes (âgées de 18 à 26 ans et originaires de 15 pays différents) sur la façon dont les gouvernements pourraient mettre en place des économies résilientes, ainsi que sur le rôle de la technologie dans la résolution des problèmes mondiaux. Et dans l'ensemble, la génération Z est sceptique quant aux efforts déployés par les gouvernements et l'éducation pour construire un avenir plus solide.


La génération Z désigne la génération née entre 1997 et 2012, après les millenniauxs. Cette génération a été élevée sur internet et les médias sociaux, et certains des plus âgés ont terminé l'université en 2020 et sont dans la vie active. Le rapport de Dell Technologies a révélé que « la génération Z considère le rôle de la technologie comme central pour relever et préparer certains des plus grands défis auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui, et auxquels nous serons confrontés à l'avenir. Ils pensent que les gouvernements pevent résoudre les problèmes, mais ne le feront pas. Toutefois, seul un tiers des personnes interrogées sont convaincues que les investissements actuels des pouvoirs publics conduiront à une économie numérique florissante. Environ 50 % sont prêts à accepter des difficultés économiques à court terme si cela permet aux décideurs d'investir dans des solutions à long terme, et plus de la moitié pensent que le gouvernement devrait faire de l'investissement dans les soins de santé une priorité absolue.

Un déficit dans l’éducation et les compétences

Le rapport révèle que les membres de la génération Z reconnaissent la nécessité de développer des compétences numériques pour leur future carrière : 36 % prévoient d'acquérir de nouvelles compétences numériques et 40 % considèrent les compétences technologiques comme essentielles pour leur future carrière ; mais ils sont également frustrés que leur éducation ne les ait pas mieux préparés au monde du travail : 44 % ont déclaré que l'école ne leur a enseigné que des compétences informatiques très basiques, tandis que 37 % ont déclaré que l'enseignement scolaire (pour les enfants de moins de 16 ans) ne leur a pas permis d'acquérir les compétences technologiques dont ils avaient besoin pour la carrière qu'ils envisageaient. 40 % d'entre eux considèrent que l'apprentissage de nouvelles compétences numériques est essentiel pour leurs futures options de carrière.

Dan Grant, directeur des RH de Dell UK&I, a déclaré : « Il est clair que la génération Z est consciente que son éducation pourrait la laisser mal préparée pour sa future carrière, mais cela nous donne l'occasion, en tant qu'industrie, de nous pencher sur la question. Les RH jouent un rôle clé dans la transformation numérique sur le lieu de travail en établissant un écosystème d'apprentissage qui engage les employés. Nous devons nous assurer que nous équipons les employés avec le bon écosystème technologique et, surtout, qu'ils se sentent habilités à l'utiliser ».

La génération Z (44% des enquêtés) pense également que les entreprises doivent travailler plus étroitement avec le secteur public, et en particulier avec l'éducation pour faciliter leur soif d'apprentissage, notamment autour des compétences numériques. Grant ajoute : « En identifiant clairement les domaines dans lesquels la Gen Z estime qu'il y a des lacunes, les entreprises peuvent être ciblées et adaptées dans les cours de formation qu'elles proposent et travailler avec les éducateurs concernés pour aider à combler le déficit de compétences. En se concentrant sur l'éducation à tous les niveaux, on s'assurera qu'elle est diversifiée et adaptée aux besoins, ce qui améliorera la motivation des employés, renforcera la productivité et le développement du personnel, et leur donnera confiance en un avenir brillant ».

L'avenir est hybride

Un tiers des personnes interrogées souhaitent un travail flexible et à distance, tandis qu'un autre tiers souhaite un travail au bureau. Étant donné que la génération Z est plus désireuse d'être au bureau que les générations plus anciennes, ce qui a été noté par des études antérieures, et que Dell a constaté que si 29 % considèrent le travail flexible et à distance comme important dans le choix d'un employeur, la même proportion apprécie également les horaires de bureau de neuf à cinq. Dell a recommandé que les employeurs adoptent une gamme de modalités de travail flexibles.

Le rapport de Dell a également révélé que la génération Z considère les lieux de travail numériques comme essentiels pour l'avenir du travail. Selon Dell, « un espace de travail numérique supérieur permet aux travailleurs d'accéder facilement et en toute sécurité aux applications et aux ressources dont ils ont besoin pour faire leur travail, où qu'ils soient et quel que soit l'appareil qu'ils utilisent". Les modèles de travail flexibles ne requièrent pas seulement une technologie de pointe, mais aussi une culture appropriée pour que les employés se sentent inclus. Ce qui, à son tour, favorisera la productivité.

Aongus Hegarty, président des marchés internationaux chez Dell Technologies, a déclaré dans un communiqué : « Il est clair que la génération Z considère la technologie comme essentielle à sa prospérité future. Il nous appartient maintenant - fournisseurs de technologies de pointe, gouvernements et secteur public - de travailler ensemble et de les préparer à la réussite en améliorant la qualité et l'accès à l'apprentissage numérique. Quarante-quatre pour cent des membres de la génération Z estiment que les éducateurs et les entreprises devraient travailler ensemble pour combler le fossé des compétences numériques, et vu la vitesse à laquelle la technologie continue d'évoluer, cela nécessitera une collaboration constante ».

Source : Dell Technologies

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?

Voir aussi :

La génération Z se fait avoir par le télétravail et a le sentiment de ne pas bénéficier de l'évolution de carrière qui se produit au bureau d'après une étude de Microsoft

40 % des employés de la génération Z regrettent d'avoir accepté une offre d'emploi selon Gartner

La génération Z est plus encline à vérifier les informations en ligne, mais elle semble aussi plus encline à croire les fausses informations selon The News Movement

51 % des membres de la génération Z s'attendent à travailler dans le métavers après deux ans. Tandis que 16% des utilisateurs ont estimé qu'ils n'auraient rien à voir avec le métavers, selon Microsoft

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Avatar de onilink_
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 30/01/2023 à 19:18
Je pense que le problème est bien plus large que l'éducation.

Les jeunes générations sont né dans un monde "sans avenir".
Entre le réchauffement climatique, l'effondrement des espèces et les pénuries de ressources, difficile d'y voir sur le long terme.

Et maintenant pour enfoncer le clou on nous explique que l'IA va remplacer tout le monde, que ce soit dans l'art ou même dans les domaines techniques.
10  0 
Avatar de
https://www.developpez.com
Le 30/01/2023 à 15:25
L'école a depuis longtemps adopté le modèle sciences po : être capable de s'exprimer sur tout en y connaissant rien.

Dans un pays en cours de désindustrialisation, la principale compétence dont ont besoin les jeunes diplômés, c'est de savoir se vendre. Leurs connaissances scientifiques et techniques sont de plus en plus accessoires.
11  3 
Avatar de smarties
Membre expert https://www.developpez.com
Le 31/01/2023 à 10:45
Ca me fait un peu rigoler de lire "survivre dans un mode numérique".

Il n'y a pas besoin de beaucoup de formation à avoir pour surfer sur internet ou utiliser un smartphone.

En revanche, sur les compétences professionnelles à acquérir, je dirais :
- savoir utiliser un traitement de texte
- savoir utiliser un tableur de manière basique un minimum
- connaître de manière générale les logiciels métiers et à quoi ça sert (ERP, WMS, GED, ...)
- être fortement sensibilisé sur la sécurité (les choses à ne pas faire, comment vérifier quelque chose, ...)

@calvaire
J'ai de la famille qui est médecin et certaines spécialités gagnent très bien leur vie. En revanche, il y a de gros soucis de répartition sur le territoire : la majorité des diplômés veut s'installer à Bordeaux ou La Rochelle.
De plus, pour les jeunes diplômés :
- s'installer seul quelque part fait peur
- ils veulent faire des horaires de bureau pour aussi profiter de la vie (pas du 7h-22h)
- il faut consacrer environ 1h/jour à faire de l'administratif (vérifier plusieurs boites mail sécurisées, vérifier que ce qui est reçu par mail n'a pas aussi été reçu par courrier postal et vice-versa, ...)

Si je devais conseiller de futurs médecins, évitez La Rochelle et Bordeaux (qui sont saturés à priori) mais partez ailleurs (prospectez éventuellement vers la fin de vos études) avec des amis pour vous installer ensemble (même si différentes spécialités) et mutualiser des choses (locaux, secrétaire, ...) et cadrez vos horaires pour éviter de vivre que pour votre travail (si le cabinet est ouvert de 8h à 17h30, les gens s'adapteront). En plus, les communes vous déroulent généralement le tapis rouge. Comme anecdote, à Mauléon (49), 2 endocrinologues ont voulues s'installer et sont donc arrivées à la mairie pour se renseigner et :
- la secrétaire à appelé le maire aussitôt qui est arrivé dans les 15 minutes
- l'agent immobilier est arriver un peu après afin de voir pour fournir un local
- les 2 médecins ont eu leurs impôts et charges réduites au maximum ce qui leur a permis de prendre une secrétaire médicale
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Avatar de Fagus
Membre expert https://www.developpez.com
Le 31/01/2023 à 22:27
Citation Envoyé par calvaire Voir le message

Il faut supprimer toute les aides (chèque carburant, chèque légumes...) et revaloriser les salaires pour tous ces petits métiers. Ca donnerait envie de faire ces métiers, d’être enfin fier de son travail (et pas dépendre de chèque carburant de macron pour finir le mois) et baisser les salaires de pas mal de bullshit jobs.
Incitons les jeunes à faire pousser des légumes et à faire de la science
Oui, ça s'appelle un impôt négatif et ça a été popularisé par l'économiste Friedman. Le concept, c'est qu'au lieu d'avoir des boulots mal payés que personne ne veut faire, d'avoir des tonnes de gens incompétents au chômage qui coûtent un bras à la société, en fait, l'état verse un complément de salaire aux boulots mal payés. Comme ça :
* les gens au lieu de rechigner et rester au chômage vont faire ces boulots, gagnent en expérience et augmentent leur productivité.
* il n'est plus nécessaire d'importer de la main d'oeuvre servile et dépendante des pays pauvres pour casser les salaires à la baisse comme le promeut en permanence le MEDEF.
* les entreprises peuvent embaucher localement au lieu de délocaliser vers des pays à bas salaires etc.
* d'après cet économiste ça coûte au final moins cher à l'état que d'avoir un système d'assistanat avec des aides sociales dans tous les sens où en fait on subventionne des gens pour ne pas produire.

J'ajouterais qu'il faudrait taxer spécifiquement les revenus de la finance parce que c'est dramatique pour le pays. Elle draine les talents pour optimiser des algo qui vont gratter des fractions de centimes sur des transactions qui ont lieu des milliers de fois par seconde et dont la valeur ajoutée pour la vie réelle est nulle. Talents qui manquent ensuite à l’industrie et on ne peut plus dans les ministères...

Sinon,
La Gen Z estime qu’on ne lui donne pas les compétences nécessaires pour survivre dans un monde numérique.
Les compétences nécessaires ce sont les fondamentaux de la scolarité classique (et en effet, en France selon PISA on ne leur donne pas les compétences... tout court). Le reste ça s'apprend si on veut bosser dans le numérique, où d'ailleurs, grâce au savoir en ligne ça n'a jamais été aussi facile.
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Avatar de calvaire
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 31/01/2023 à 9:09
Pas grand chose n'est fait pour motiver les jeunes à vivre.

Déja des qu'ils font le moindre loisirs on les accusent de bousiller la planète, ils deviennent "éco-anxieux".

Pour le travail, les jeunes sont pas débile et savent que pour bien vivre faut un boulot qui rapporte de la tune.
J'ai fait un bac +5 en informatique uniquement pour avoir une situation correcte, sinon j'aurais suerait surement fait un métier plus manuel du genre cultivateur/maraicher.

Mais aujourd'hui je regrette d'avoir fait informatique... j'ai un ami qui a fait 5ans d'études dans la finance et gagne 3 fois plus que moi...
Une autre amie et chercheuse au CNRS en bio (bac +8) et gagne 2 fois moins que moi.
et encore après 4ans a être développeur et faire le sale boulot mal payé j'ai laissé tomber et je suis partie pour être chef de projet/manager. J'aime beaucoup coder mais j'ai envie de payer mes factures de gaz et d’électricité, en France c'est pas possible en restant développeur d'évoluer niveau salaire.

Bref si j'avais su je serais aller faire science po ou une fac dans la finance. Mes gosses je les incite surtout pas a faire des travaux manuels (techniciens, infirmier,...) et de ne surtout pas aller dans la science mais d'aller dans des "bullshit job", directeur de quelque chose, analyste quantitatif en finance de marché (quant), avocat...
Médecin c'est pas un bon plan, c'est des études difficiles pour un salaire équivalent voir inférieur a celui d'un analyste financier.

Comment motiver une generation quand ils le savent des le départ qu'ils devront faire un métier blabla inutile si ils veulent vivre confortablement ?
Après on se plains que les fac de droit sont pleine a craquer, mais en même temps même le métier de prof n'attire pas.

Il faut supprimer toute les aides (chèque carburant, chèque légumes...) et revaloriser les salaires pour tous ces petits métiers. Ca donnerait envie de faire ces métiers, d’être enfin fier de son travail (et pas dépendre de chèque carburant de macron pour finir le mois) et baisser les salaires de pas mal de bullshit jobs.
Incitons les jeunes à faire pousser des légumes et à faire de la science plutôt de les inciter a faire une fac de droit et a ne pas rester enfermer chez eux car "ils polluent des qu'ils vont dehors".
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Avatar de calvaire
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 31/01/2023 à 11:12
Citation Envoyé par smarties Voir le message

@calvaire
J'ai de la famille qui est médecin et certaines spécialités gagnent très bien leur vie. En revanche, il y a de gros soucis de répartition sur le territoire : la majorité des diplômés veut s'installer à Bordeaux ou La Rochelle.
Je ne dis pas le contraire, mais faut vouloir se farcir les études de médecine.
et dans ce que tu dis ensuite, c'est plus le métier de médecin en libérale. Faut vouloir être a son compte, monter un cabinet...etc. Tu as surement des gardes en plus dans pas mal de discipline.
En salarié par contre (genre hopitale) faut se farcir les horaires et astreinte de merde.

A moins que ce soit une vocation, c'est pas forcément le meilleur plan je veux dire. Y'a d'autres métiers avec moins de contrainte et un salaire équivalent/meilleur.
Mais médecin c'est effectivement très loin d’être le pire choix de carrière.

Mon com visait plutôt des métiers plus terre à terre: fermier, aide soignant, techniciens... des métiers indispensables mais pas valorisé et qui te condamne à une vie assez sobre.
Ingénieur en informatique c'est un bon métier (on trouve facilement pire niveau rémunération et condition de travail), j'aime beaucoup travailler dans ce milieu, mais j'ai fait un bac es à la base et j'aimais beaucoup l'économie aussi. Parfois je me dis que j'aurais peut être du aller dans la finance, plutôt que dans la science.
Et si depuis quelques années je m'oriente plus vers le management plutôt que de rester dev, c'est pour le salaire.

Je sais pas si c'est propre a la France, mais pleins de métiers indispensable sont absolument pas valorisé. Je vois beaucoup sur ce forum de se plaindre d’ailleurs de ca, que les dev sont mal payé et pour avoir un bon salaire faut soit partir dans le management (ce que j'ai fait et je confirme) soit s'expatrier en suisse/quebec/uk/usa.
c'est dommage je trouve de perdre des bons éléments car les salaires sont faibles.
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