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Seules 37% des filles envisagent de s'orienter vers une école d'informatique ou d'ingénieur, contre 66% des garçons
Seules 33% d'entre elles sont encouragées par leurs parents à faire ce choix

Le , par Sandra Coret

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20  3 
Ipsos publie les résultats d’une enquête réalisée pour EPITECH, école de l’expertise informatique du Groupe Ionis, réalisée auprès de lycéens et de leurs parents, pour comprendre comment se construisent leurs choix d’orientation, aboutissant aujourd’hui à une sous-représentation des femmes dans les écoles d’informatique, mais aussi dans le secteur du numérique tout entier.

Les chiffres-clés de l’enquête :

  • 94% des lycéens pensent qu’il est important voire même indispensable d’avoir un très bon niveau dans les matières scientifiques pour être admis et réussir dans une école d’informatique.
  • Or même lorsqu’elles ont plus de 14/20 de moyenne dans les matières scientifiques, les filles sont bien moins nombreuses que les garçons à penser avoir le niveau pour suivre une école d’ingénieur (53% contre 72% des garçons avec une moyenne similaire) ou une école d’informatique (43% contre 78%), et leurs parents sont du même avis.
  • 37% des lycéennes envisagent de s’orienter vers une école d’informatique ou une école d’ingénieur, contre 66% des garçons. Pourtant 54% des lycéennes sont intéressées par les matières scientifiques en général, et 56% par l’informatique / le numérique.
  • Ces formations sont mal connues, notamment des filles : 29% seulement d’entre elles connaissent bien le contenu de la formation en école d’informatique (contre 46% des garçons), et 24% le métier d’expert informatique (contre 36% des garçons), et ce même lorsqu’elles s’intéressent au secteur.
  • Seulement 33% des filles sont encouragées par leurs parents à s’orienter vers les métiers du numérique, contre 61% des garçons, or les parents sont les principaux prescripteurs en matière d’orientation.
  • Pourtant lycéennes, lycéens et parents s’accordent tous très majoritairement sur le fait qu’il s’agit de métiers bien rémunérés (82% des lycéens et 89% de leurs parents le pensent), de métiers d’avenir (88% des lycéens et 95% de leurs parents) et qui permettent d’agir sur les grands enjeux d’aujourd’hui (67% des lycéens et 72% de leurs parents).
  • Mais chez les filles, moins exposées à un discours positif sur le métier d’expert informatique de la part de leur entourage, les perceptions négatives l’emportent : jugé certes moderne (43% des filles contre 51% des garçons) mais trop technique (49% des filles contre 35% des garçons), solitaire (26% contre 22%) et ennuyeux (26% contre 11%).
  • 76% des lycéens considèrent aujourd’hui qu’il s’agit d’un métier masculin, et parmi eux 33% pensent que les femmes y trouvent difficilement leur place (38% des lycéennes le pensent).
  • 89% des lycéens et 87% de leurs parents pensent que les femmes diplômées d’écoles d’informatique sont désavantagées par rapport aux hommes d’au moins une manière parmi les suivantes : salaires, possibilités d’évolution et opportunités d’embauche.
  • 66% des lycéens et 73% de leurs parents pensent que les capacités des filles à réussir des études et carrières dans l’informatique sont moins reconnues par les recruteurs, mais aussi par elles-mêmes (52% des lycéens le pensent et 59% de leurs parents).
  • Pourtant 93% des lycéens et 97% des parents considèrent qu’il est important voire indispensable de favoriser la diversité dans la Tech.
  • La 1ère des priorités citées pour encourager les filles à s’engager dans des études d’informatique est d’inviter des professionnelles du secteur dans les classes, de l’avis des lycéens comme de leurs parents, juste devant le fait de faire connaître toute la variété des métiers du numérique.


Les critères d’orientation et le rôle déterminant des parents

Au lycée, il est déjà presque trop tard : 65% des lycéens ont déjà une idée précise du métier qu’ils veulent exercer après leurs études. Leur choix s’affine au cours des années lycée mais est déjà arrêté pour 58% des élèves en seconde (65% en première et 69% en Terminale). D’ailleurs, des choix déterminants sont faits avant l’entrée en seconde[3].

Les critères de choix des lycéens pour leur futur métier sont également déjà clairs : la rémunération (64% la citent parmi les trois principaux éléments) et les conditions de travail (47%) avant tout, chez les filles comme les garçons. Les critères sont en réalité très peu différents selon le sexe des enfants. Ce sont plutôt les parents qui projettent des attentes différentes, avec du côté des parents de filles, la possibilité de concilier vie privée et vie professionnelle qui est citée en 2ème position, contre 5ème pour les parents de garçons. Du côté des jeunes filles, il s’agit en réalité du 4ème critère le plus cité, idem pour les garçons.

Les parents jouent un rôle décisif en matière d’orientation : ce sont ceux à qui les lycéens font le plus confiance pour les conseiller en la matière (33%), devant les personnes qu’ils peuvent rencontrer lors de forums ou de salons d’orientation -à ne pas négliger donc- (21%), leurs professeurs (17%), conseiller d’orientation (16%) ou d’autres membres de leur famille (13%).

Ce rôle primordial dédié aux parents fait peser sur eux une lourde responsabilité, et le risque de voir se reproduire inégalités sociales et inégalités des sexes, alors même qu’ils ont le sentiment de faire au mieux pour leurs enfants.

Or les parents ont moins tendance à conseiller aux jeunes filles de s’orienter vers un métier scientifique : 43% des lycéennes déclarent que leurs parents leur ont conseillé de s’orienter vers un métier scientifique, contre 56% des lycéens. Les parents les plus éduqués (et notamment les mères) ont davantage tendance à conseiller à leurs filles de poursuivre une carrière scientifique, sans toutefois que les différences de genre ne s’effacent (54% des filles dont la mère est Bac+3 et plus se sont vu conseiller une carrière scientifique contre 29% lorsque leur mère a un niveau d’études inférieur au Bac, mais c’est moins que pour les garçons : 65% des garçons dont la mère a un niveau d’études Bac+3 et plus se sont vu conseiller une carrière scientifique contre 47% quand leur mère avait un niveau d’études inférieur au Bac).

Et les parents ont encore moins tendance à conseiller aux jeunes filles de s’orienter vers les métiers de l’informatique et du numérique : 33% des filles se sont vu conseiller ces métiers, contre 61% des garçons. Et pour ces métiers, le niveau de diplôme de la mère joue peu : seulement 38% des mères dont le niveau d’études est supérieur ou égal à Bac+3 ont conseillé à leur fille de s’orienter vers les métiers du numérique (contre 27% pour les niveaux inférieurs au Bac).


Le métier d’expert informatique est encore moins bien identifié. Seulement 30% des lycéens ont le sentiment de bien le connaître (secteurs d’activité, diversité des carrières…). C’est encore moins le cas des jeunes filles (24% seulement), y compris quand elles s’intéressent à l’informatique et au numérique (31%). Côté parents, la connaissance est à peine meilleure : 39% déclarent bien connaître ce métier. Ils sont aussi peu nombreux, en toute logique, à connaître le contenu de la formation en école d’informatique (38% ; contre 37% pour leurs enfants).

Moins informées sur ces métiers, moins encouragées à les choisir, les jeunes filles sont moins exposées à un discours positif sur les écoles d’informatique et les métiers du numérique : 46% d’entre elles considèrent que leurs parents ont un discours positif à cet égard (contre 57% des garçons), 44% de leurs amis (55% côté garçons) ou encore 44% de la part de leurs professeurs (contre 53% pour les garçons).

Le métier d’expert informatique est aujourd’hui considéré comme un métier masculin par 76% des lycéens. Parmi eux, 33% pensent que les femmes y trouvent difficilement leur place (38% des lycéennes).

Une très large majorité de lycéens (89%) comme de parents (87%) pensent que les femmes diplômées d’écoles d’informatique sont désavantagées par rapport aux hommes d’au moins une manière parmi les suivantes : salaires, possibilités d’évolution et opportunités d’embauche. Au risque d’amplifier leur mise en retrait du secteur.

Source : Ipsos

Et vous ?

Trouvez-vous cette étude pertinente ou pas ?
A votre avis, pourquoi a-t-on tendance à penser qu'être expert informatique est un métier masculin ?
Quelles solutions préconisez-vous pour attirer plus de femmes à s'orienter vers les écoles d'informatique ?

Voir aussi :

Quatre femmes qui poursuivaient Google pour discrimination salariale ont vu leur plainte transformée en recours collectif de 600 millions $, au nom de près de 11 000 femmes

Les femmes sont égales aux hommes en matière de compétences informatiques, mais il existe toujours un écart entre les sexes pour ce qui est de la confiance en soi, d'après une nouvelle recherche

La féminisation des métiers de la tech ne progresse pas, voire recule, selon une étude du cabinet Global Contact

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Avatar de Chezkele
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 29/11/2021 à 22:13
Il y avait eu un fil assez long concernant le sujet sur le forum, qui évoquait notamment le "paradoxe norvégien" (https://lightupmymind.com/2018/01/18...e-norvegien/):
La Norvège, légendaire champion du monde de l’égalité hommes-femmes, est une énigme aux yeux du reste du monde. Et pourtant 90% des infirmiers sont des infirmières et une écrasante majorité d’hommes occupent les postes de techniciens et d’ingénieurs. Camilla Schreiner, rigoureuse et dévouée autour de cette question scientifique, a essayé de voir s’il y a un lien entre le développement économique et social d’un pays et la répartition des professions par genre. Selon cette chercheuse d’Oslo, plus un pays est moderne et moins les femmes s’intéressent aux métiers traditionnellement « masculins »
Il y a un proportion plus importante de femmes dans l'informatique en Malaisie qu'en Roumanie, et en Roumanie qu'en Norvège.
Une des explication directe à ce fait, est que dans les pays qui ne sont pas encore riches et où l'égalité des sexes n'est pas acquise, une filière comme l'informatique est un moyen pour les femmes de s'émanciper. Dans un pays comme la Norvège où le confort matériel est acquis, elles ne se cassent pas le cul.
Mais pourquoi donc ne se cassent-elles pas le cul? C'est ce qui reste à déterminer, l'étape d'après.

Je vois venir d'ici le discours habituel, "c'est culturel, etc...". Mais il se trouve que les faits tendent à montrer que non, et que de plus en plus d'études viennent le corroborer. Les femmes ne se dirigent pas vers certains métiers parce qu'elles n'en ont pas envie. C'est vouloir qu'il y ait artificiellement du 50/50 partout qui relève de la discrimination.
20  4 
Avatar de kain_tn
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 30/11/2021 à 12:38
Selon le sondage en question:


En gros, les lycéennes interrogées préfèrent une autre orientation.

Je crois qu'on confond permettre/encourager la mixité et forcer la mixité. Comme l'ont dit d'autres avant moi sur ce fil de discussion, laissez les gens aller vers ce qu'ils ont envie de faire.
14  1 
Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 30/11/2021 à 10:08
Citation Envoyé par Sandra Coret Voir le message
Les parents jouent un rôle décisif en matière d’orientation : ce sont ceux à qui les lycéens font le plus confiance pour les conseiller en la matière (33%), devant les personnes qu’ils peuvent rencontrer lors de forums ou de salons d’orientation -à ne pas négliger donc- (21%), leurs professeurs (17%), conseiller d’orientation (16%) ou d’autres membres de leur famille (13%).
Admettons que les conseils des parents aient vraiment autant d'influence que ça.
Souvent les conseils de parents ça ressemble à quelque chose comme ça "Fais quelque chose qui te plait, sauf si c'est l'archéologie, parce qu'avec un doctorat là dedans tu ne trouveras jamais de boulot". (trouve un truc qui te plait et qui recrute)
Du coup si une lycéenne aime la science, ses parents la soutiendront si elle choisit cette voie là.. Ils ne vont pas lui conseiller de ne pas devenir ingénieur.

Je ne comprend pas pourquoi on veut absolument modifier les envies des femmes. Pourquoi c'est mal quand 63% des lycéennes ont envie de faire autre chose que de l'informatique ?
Elles ont le droit d'avoir d'autres centres d'intérêts, même si c'est le journalisme, la médecine, l'enseignement, etc.

On a l'impression que ceux qui écrivent ces articles pensent qu'être ingénieur c'est mieux que le reste.
12  1 
Avatar de xarkam
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 30/11/2021 à 10:45
Citation Envoyé par calvaire Voir le message
et pourquoi peu d'hommes veulent devenir maïeuticien (sage-femme) ? il n'y a en proportion de 1% d'hommes pour 99% de femmes
c'est le cas le plus extrême que je connais, mais voila j'entends aucun/aucune politique dire qu'ils faut plus d'hommes dans ce métier, pourquoi vouloir "forcer" des femmes dans l’ingénierie ? si elles veulent faire infirmières ou sage femme tant mieux pour elle j'ai envie de dire, qu'elles 'épanouissent la ou elles veulent être.
Perso j'ai pas envie d'aider des femmes à accoucher, ça m'aurait bien fait chier au lycée qu'on m'incite à faire ce métier.
Par ce que tu comprend, c'est mal. On doit les obliger à choisir le secteur de l'informatique même si elle se rendent compte qu'au final ca leur plait pas.
Il faudrait que ces foutus parents en plus arrêtent de conseiller leur enfants. C'est vrai quoi, de quoi se mêlent-ils ? Après tout, ils connaissent mieux que personne les capacités de leur enfant et ils viennent nous emmerder à ne pas vouloir que leur fille entre/reste dans le secteur de l'IT.

C'est pas comme si nous n'avions pas de parité dans le métier de garagiste, dépanneur, pilote de ligne, éboueur, chauffagiste, plombier, maçon, etc.....
Ho wait!
14  3 
Avatar de calvaire
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 30/11/2021 à 10:25
et pourquoi peu d'hommes veulent devenir maïeuticien (sage-femme) ? il n'y a en proportion de 1% d'hommes pour 99% de femmes
c'est le cas le plus extrême que je connais, mais voila j'entends aucun/aucune politique dire qu'ils faut plus d'hommes dans ce métier, pourquoi vouloir "forcer" des femmes dans l’ingénierie ? si elles veulent faire infirmières ou sage femme tant mieux pour elle j'ai envie de dire, qu'elles 'épanouissent la ou elles veulent être.
Perso j'ai pas envie d'aider des femmes à accoucher, ça m'aurait bien fait chier au lycée qu'on m'incite à faire ce métier.
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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 30/11/2021 à 13:12
Citation Envoyé par L33tige Voir le message
parité.
Ah mais ouais ! Il n'y a que chez les informaticiens et les chez ingénieurs qu'on cherche la parité :
MÉTIERS DU BTP : OÙ SONT LES FEMMES ?
La parité est –très- loin d’être atteinte dans les métiers de la construction. Selon les chiffres de l’observatoire des métiers du BTP, les femmes ne représentaient que 12 % des salariés du secteur en 2018. Et cette proportion cache elle-même de très forte disparités selon les fonctions occupées.

Ainsi, les emplois féminins dans le BTP se concentrent dans les métiers administratifs et commerciaux (occupés à plus de 82 % par des femmes). En revanche, les femmes ne représentent que 10,5 % des effectifs technique et d’encadrement. Et sur les fonctions de production, soit les postes exercés sur les chantiers, elles ne sont plus que 7,4 % !

Lorsqu’on se penche plus précisément sur les métiers exercés par les femmes, on s’aperçoit que celles-ci ont su se faire une –petite- place dans certains des postes les plus qualifiés. Ainsi, 19 % des ingénieurs du BTP et 5 % des conducteurs de travaux sont des femmes. Mais elles ne sont que 0,7 % parmi les chefs de chantiers…

D’autres métiers manquent cruellement de femmes. En 2018, il n’y avait que 4 femmes constructrices de routes et 6 femmes mécaniciennes d’engin ! Parmi les métiers très peu féminisés, on citera aussi ceux de plombier (0,31 % de femmes), de maçon (0,27 %), de charpentier (0,33 %), ou de couvreur (0,32 %). Sur les chantiers, un métier fait néanmoins apparaître des chiffres un peu meilleurs en matière de féminisation. Il s’agit de celui de peintre, avec 4,2 % de femmes dans ses effectifs.
Dominique, la première femme bûcheron en Bretagne milite pour la parité
Bûcheron, la première en Bretagne, Dominique est désormais formatrice dans le milieu forestier. Elle a tracé sa route au sein d'un milieu très masculin. Les mentalités ont évolué mais les femmes doivent encore s'imposer.
De plus en plus de femmes sapeurs-pompiers en France
Un autre point à noter est l'augmentation continue du nombre de femmes parmi les sapeurs-pompiers. En 2020, 45 582 pompiers sont des femmes, soit une hausse de 4% par rapport à 2019. Le taux de femmes atteint désormais 18%. Celles-ci ont cependant une durée d'engagement moyenne inférieure à celle des sapeurs-pompiers dans leur ensemble. Un sapeur-pompier femme s'engage en moyenne 7 ans et 9 mois. Pour les sapeurs-pompiers volontaires dans leur ensemble, cette durée est de 11 ans et 9 mois.
Par contre dans l'autre sens, j'ai rien trouvé, par exemple on dirait que ça dérange personne qu'il y a plus de pharmaciennes que de pharmaciens.
Les grandes tendances de la démographie des pharmaciens au 1er janvier 2021
La population des pharmaciens est toujours majoritairement féminine (68 % en 2020). La féminisation de la profession (+4,3% en 10 ans) est liée à la présence plus importante des femmes parmi les étudiants en pharmacie. Les femmes représentent plus de 50 % des effectifs de chacune des filières pharmaceutiques, allant de 55 % en sections A et C, à plus de 70 % en section H et D.
Bref, on s'en fout.
Si vous avez des filles, pendant toute leur enfance, répétez leur qu'elles pourront devenir ingénieur si elles le veulent, comme ça dans le futur on ne pourra plus dire que les conseils de parents est un facteur qui fait que peu de femmes veulent devenir ingénieur.

Je ne trouve pas que la division homme/femme soit pertinente, je préfère quand ça parle de pauvre/riche, ou d'un truc comme ça :
Seulement 1 étudiant sur 10 est enfant d’ouvrier
30 % des jeunes âgés de 18 à 23 ans sont enfants d’ouvriers. Pourtant, seuls 11 % d’entre eux accèdent à un cursus dans l’enseignement supérieur en 2014-2015. C’est l’un des points marquants soulevés dans le dernier rapport de l’Observatoire des inégalités. Les enfants d’ouvriers sont donc largement sous-représentés dans le supérieur alors qu’ils constituent une part importante chez les personnes de cette tranche d’âge.
9  0 
Avatar de calvaire
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 30/11/2021 à 11:50
Citation Envoyé par xarkam Voir le message

C'est pas comme si nous n'avions pas de parité dans le métier de garagiste, dépanneur, pilote de ligne, éboueur, chauffagiste, plombier, maçon, etc.....
Ho wait!
j'entends souvent l’argument que les femmes font des boulots moins prestigieux que les hommes ce qui est faux.
merci de souligner que les métiers d'hommes ne sont pas tous "prestigieux" comme ceux ou il y'a une majorité de femmes.

on a peut être beaucoup de femme de ménage mais on a beaucoup d’éboueurs mâle et d'agent d’entretien des espaces verts.
et attention cela n'a rien à voir avec le salaire, un plombier peut gagner plus que la RH ou moi ingénieur.
9  2 
Avatar de Chezkele
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 30/11/2021 à 13:50
Citation Envoyé par Ryu2000
La population des pharmaciens est toujours majoritairement féminine (68 % en 2020). La féminisation de la profession (+4,3% en 10 ans) est liée à la présence plus importante des femmes parmi les étudiants en pharmacie. Les femmes représentent plus de 50 % des effectifs de chacune des filières pharmaceutiques, allant de 55 % en sections A et C, à plus de 70 % en section H et D.
On entend parfois que s'il y a une proportion moindre de filles dans les filières scientifiques, cela serait en partie parce qu'elles auraient intériorisé le stéréotype selon lequel "les études scientifiques sont trop dures pour les filles".
Mais il se trouve que dans des filières très sélectives comme médecine ou pharmacie, il y a une proportion plus importante de filles: elles savent très bien ce qu'elles veulent, elles y vont, et elles y réussissent.
8  2 
Avatar de calvaire
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 04/12/2021 à 17:46
Citation Envoyé par abelar_s Voir le message

On évolue dans un système complexe et il est distordu de toutes part, c'est normal, c'est la boucle de feedback rétroactive à toutes les étapes.
Visiblement l'étude parle du pipeline : la carrière n'est pas assez vécue comme viable à long terme.
Une fois les étudiantes arrivées au bac : les écoles et les métiers sont vues comme fermées.
Une fois le diplôme en poche il faut un job : annonces pleines de red flags, salaire des femmes en dessous. Ça ne fait pas rêver.
Une fois en poste il faut y rester : ambiance boys' club, blagues dans l'open space, harcèlements... la presse n'a fait que révéler ce qui se passe depuis 20 ans.
Une fois qu'on a une carrière il faut évoluer : les études sur le plafond de verre ne manquent pas.

Les jeunes femmes ne sont pas bêtes, elles voient comment ça se passe.
quel est le rapport entre le domaine de l'it et ces remarques ?
c'est valable dans tous les domaines ce que tu dis et je préfere la réflexion de Ryu2000, ne pas opposer homme/femme mais riche/pauvre.

De ce que j'ai vu dans ma petite bubulle:
En école d'ingé et a l'iut les femmes étaient traité comme les hommes, pas de harcèlement ou de blague chelou. Elles n'avaient aucun probleme d'intégration.
Au boulot les femmes en info sont payé pareil que les hommes et ne sont pas harcelé ni de blague de mauvais gout. Alors oui j'ai conscience de n'avoir fait qu'une 10aines de boite et donc je manque surement d'une vision global du probleme, mais bon c'est compliqué pour moi d'imaginer un probleme sans jamais le voir meme en cherchant bien.

en revanche par 2 fois j'ai vu des bureaux occupé que par des femmes finir par s'entretuer.
au college/lycée meme chose, pas de harcèlement entre les hommes et les garcons mais tous le temps c'étaient les filles qui se battaient entre elles pour des conneries. Une fois 2 filles se sont expliqué en plein milieu d'un cours d'histoire géo c'était drôle.
Donc de mon expérience personnel au niveau de l'ambiance (je ne parle pas de productivité), en équipe des femmes et des hommes ca fonctionne bien, que des hommes sa fonctionne bien, que des femmes ca fini au carnage. Vous pouvez prendre cette remarque comme une remarque sexiste si vous voulez, c'est cadeau.
7  1 
Avatar de Escapetiger
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 01/12/2021 à 15:29
Citation Envoyé par Chezkele Voir le message
Il y avait eu un fil assez long concernant le sujet sur le forum, qui évoquait notamment le "paradoxe norvégien" (https://lightupmymind.com/2018/01/18...e-norvegien/):

Il y a un proportion plus importante de femmes dans l'informatique en Malaisie qu'en Roumanie, et en Roumanie qu'en Norvège.
Une des explication directe à ce fait, est que dans les pays qui ne sont pas encore riches et où l'égalité des sexes n'est pas acquise, une filière comme l'informatique est un moyen pour les femmes de s'émanciper. Dans un pays comme la Norvège où le confort matériel est acquis, elles ne se cassent pas le cul.
Mais pourquoi donc ne se cassent-elles pas le cul? C'est ce qui reste à déterminer, l'étape d'après.

Je vois venir d'ici le discours habituel, "c'est culturel, etc...". Mais il se trouve que les faits tendent à montrer que non, et que de plus en plus d'études viennent le corroborer. Les femmes ne se dirigent pas vers certains métiers parce qu'elles n'en ont pas envie. C'est vouloir qu'il y ait artificiellement du 50/50 partout qui relève de la discrimination.
Question posée à Anne-Marie Kermarrec, informaticienne, directrice de recherche à l'INRIA Rennes ...
«
Comment expliquer que dans les pays du Maghreb ou d’Europe de l’Est, les femmes représentent parfois la majorité des étudiants qui choisissent l’informatique à l’université, alors que dans les pays occidentaux leur proportion oscille entre 15 et 20 % ?

Dans les pays du Maghreb, pas mal de filles se lancent dans des études scientifiques, notamment en informatique. Au Maroc, par exemple, j’ai l’impression que ce qui compte avant toute chose, c’est de faire des études, et peu importe le type d’études. Il n’y a pas de frein par rapport au type d’études que l’on entreprend. C’est pourtant un pays où la loi n’est pas égalitaire. Mais là-bas la société est à envisager à deux niveaux, et dans le cadre scolaire il s’agit plus de disparités sociales que de disparités de genre.

Dans les pays d’Europe de l’Est, les anciens pays communistes, la quête de l’égalité se retrouve dans l’éducation. Les filles sont exposées aux mathématiques et aux sciences dures, en général autant que les garçons.

En Amérique du Sud et en Inde, par contre, l’informatique est perçue comme un secteur pas très prestigieux. Beaucoup de filles suivent ces cursus car ils débouchent sur des métiers qui permettent de faire du télétravail, de rester à la maison et de pouvoir cumuler tâches domestiques et tâches professionnelles.
»
Source :
Usbek & Rica - « Convaincre les femmes de se lancer dans le numérique est un acte féministe »
Entretien avec Anne-Marie Kermarrec, dont le livre Numérique, compter avec les femmes (Odile Jacob, 2021) est sorti en librairie le 17 février. Dans cet ouvrage, l’informaticienne française appelle les femmes à investir ce secteur, qui souffre encore largement du sexisme ordinaire.

...

D'autres sources disponibles (cf. Les femmes dans la Tech ), notamment avec d'autres informaticiennes telles que :

Isabelle Collet, informaticienne, enseignante-chercheuse à l'université de Genève et romancière française (1)
«
Quelles recettes pour la parité ?

Des universités sont passées de 5 % de femmes à 40 % en quelques années : à Trondheim en Norvège, à Pittsburgh aux États-Unis, et aussi l’École 42 à Paris.
Partie d’un petit 5 %, elle est, cette année, pour la première fois, paritaire.

Des politiques incitatives ont changé la donne.

Une école qui instaure une tolérance zéro au harcèlement et à la diffusion d’images, c’est un signal fort. Des cours sur les problèmes de genre dans les entreprises aussi.

(1) Autrice de Les oubliées du numérique, Le Passeur, 2019.
»
Source : ENTRETIEN. Isabelle Collet : « Devoir sans arrêt montrer ses compétences, ça use » - Ouest France

...

Catherine Dufour, romancière, nouvelliste et informaticienne, Ada ou la beauté des nombres. Lovelace, une pionnière en informatique ...

«
Je rappelle que cet ouvrage, habilement découpé en chapitres qui n’excèdent pas la durée d’une station du transport en commun de votre choix, vous offre une bonne centaine de biographies féminines, de chercheuse d’or à surfeuse en passant par mafieuse, génie suicidée et prix Nobel. Pour ne pas finir Life time value manager adjointe chez Dassault.
»
Source : Le guide des métiers pour les petites filles qui ne veulent pas finir princesses [poche]
Catherine DUFOUR
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...

Entretien avec Agnès Crepet (cf. Duchess France [Women in tech], Les membres du board - la Team) :

Head of Software Longevity & IT chez Fairphone, entreprise néerlandaise qui propose un smartphone éthique conçu pour durer et construit de manière responsable.
Elle a également co-fondé en France la société Ninja Squad une équipe de développeurs passionnés et qui met un accent fort sur l’open source et qui fonctionne sur mode coopératif.
Elle est co-fondatrice de la conférence MiXiT qui oeuvre pour plus de diversité et de prise de conscience éthique dans le monde de la Tech.

#23 - Développer la présence des développeuses - Agnès Crepet - IFTTD - If This Then Dev

“Avant 1970 le secteur est presque à la parité. Mais les femmes sont trop peu mises en avant, voire écartées des rôles clés et visibles.”

[spoiler]
«
Ce n’est un secret pour personne, il y a plus de développeurs que de développeuses. Même ici il y a beaucoup plus d’auditeurs de IFTTD que d’auditrices.

A une époque où le besoin de développeurs est si fort, pourquoi tout le monde n’a pas accès à ce formidable métier ? Nous faisons un métier formidable qui a la capacité de changer le monde. Ce que nous créons a un impact fort sur les société. Et cette absence de diversité nous fait créer des services qui ne peuvent pas être toujours utilisés par l’ensemble de la population. Ce manque de diversité est un véritable frein.

Suite de notre série consacrée à la diversité, qui s’intéresse aujourd’hui à la diversité de genre dans les équipes tech.

Ce nouvel épisode d’IFTTD – If This Then Dev, présenté par Bruno Soulez et produit par CosaVostra, se penche sur le sujet de la diversité. Le monde de l’IT a un fort problème de diversité des équipes, dès le départ, mais ce problème s’intensifie à mesure que l’on progresse dans les échelons.

...

Le D.E.V. de la semaine est Agnès Crepet, Tech Lead chez FairPhone, le premier smartphone équitable du marché. Parmi ses nombreuses activités (co-fondatrice de Ninja squad et de la conférence MiXiT, …), Agnès co-anime également Duchess France, un réseau de femmes dans le monde de la tech. Avec elle, on parle de la présence des femmes dans les métiers de l’innovation au travers des époques, avec la volonté de comprendre comment nous en sommes arrivé là, ce qui existe déjà pour améliorer la situation et ce que nous pouvons encore faire pour changer plus vite.
conférence MiXiT qui oeuvre pour plus de diversité et de prise de
conscience éthique dans le monde de la Tech.
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[Edit]
On a aussi un très gros problème jamais évoqué publiquement en France avec la majorité des postes qui sont accaparés par les SSII/ESN *, un business model plébiscité par les clients finaux (CAC 40, Grandes administrations, etc.) et qui s'avère difficilement tenable pour nous tou.te.s sur la durée ...

* Forum SSII
Forum d'échange d'informations et d'avis sur l'Emploi en SSII


trié par le plus d'affichage :
L'enfumage des SSII

[Edit 2]
Et pour savoir où on est susceptible de mettre les pieds en informatique , IT et ingénierie; je me répète de temps en temps volontairement :

Le journaliste Nicolas Séné (cf. https://nicolasene.com/journalisme/), auteur de

Derrière l'écran de la révolution sociale
Octobre 2010 : Derrière l’écran de la révolution sociale – Éditions ResPublica. Enquête sur les conditions de travail des ingénieurs en sociétés de services en ingénierie informatique (SSII). Première enquête existante sur le sujet en France. Livre épuisé.

Quand le monde de l'informatique et des SSII sert de laboratoire social et induit une précarisation par le haut :
https://www.monde-diplomatique.fr/20.../05/SENE/20458
Informaticiens en batterie, par Nicolas Séné (Le Monde diplomatique, mai 2011)
etc.

Anne Scotté, Ingénieur en chef informatique et Directeur de projets pendant plus de 20 ans dans plusieurs grandes sociétés de service

Bienvenue dans un monde d'esclaves - La face cachée des Entreprises de Service du Numérique , préfacé par Jean-Luc Gréau *

* 78 ans, économiste français. Ancien conseiller du MEDEF, il se définit comme étant de « tradition libérale de droite » et il est connu pour militer en faveur d'un protectionnisme européen.

http://www.editionsdusextant.com/f/i...mp;livre_id=49
https://www.decitre.fr/livres/bienve...849780459.html



Anne Scotté - Bienvenue dans un monde d'esclaves - Editions du Sextant
etc.

...

Alain Silver pendant presque 30 ans cadre dans le secteur informatique auprès de SSII, d'éditeurs de logiciel et de grands groupes internationaux
Code : Sélectionner tout
https://www.dailymotion.com/video/x1dnwwg
Alain Silver présente son livre 54 ans, chômeur et toujours vivant - Dailymotion

54 ans, chômeur et toujours vivant
Le parcours du combattant d'un senior

[NDLR en 2014]
https://www.eyrolles.com/Litterature...9782917617885/

https://www.lexpress.fr/emploi/les-d...e_1503832.html
Les déboires d'Alain, senior au chômage - L'Express
etc.
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